Un an après: le phénomène Joël Dicker, prix Goncourt des Lycéens

Un “pavé” de 670 pages, avec une couverture illustrée d'une rue tranquille d'une bourgade américaine typique, peinte par Hopper. Un histoire d'écrivain(s), de "middle-class" américaine, et d'amour. A quelques jours du lancement de la 26e édition du Prix Goncourt des Lycéens, Novafemina vous emmène à sa suite au coeur de La vérité sur l'affaire Harry Querbert, couronné par le jury de la 25e édition.

Tout commence avec un écrivain en mal d'inspiration. Marcus Goldmann, un presque trentenaire qui a connu un succès retentissant suite à la publication de son premier roman, se retrouve en plein syndrome de la page blanche à l'heure d'écrire le second.
Pressé par son agent et son éditeur qui lui rappellent les termes d'un contrat aux délais serrés, Marcus va chercher de l'aide chez son ami et mentor, Harry Querbert, lui-même écrivain à succès et qui fut son professeur d'université.
C'est dans la petite ville d'Aurora, où Harry Dicker réside, que va débuter une histoire à rebondissement autour d'une jeune fille, Nola Kellergan, avec qui Harry aurait eu une liaison trente ans auparavant, et qui a disparu à cette même époque dans des conditions mystérieuses.

Qui a tué Nola Kellergan? Qu'est-ce que l'amitié? Où se trouve le mensonge? Et... comment écrire un bon roman?

Car les épisodes de l'enquête que mène le narrateur pour connaître la vérité sur l'affaire Harry Querbert sont ponctués de réflexion sur le métier d'écrivain, écrits sous la forme de préceptes que le mentor transmet à son élève.
Une enquête policière, donc, mais aussi une leçon d'écriture.

“Tout naît de l’envie d’écrire une véritable histoire ; l’envie d’emporter le lecteur, de l’arracher à son quotidien. Rendre au livre une grande qualité qui lui manque parfois : un moment de plaisir. Un livre long, mais qui se lise vite parce qu’on ne veut pas s’en détacher. L’envie de tout lâcher pour lire. L’envie de terminer sa journée pour rentrer chez soi et lire. L’envie d’écrire pour les lecteurs exigeants comme pour les lecteurs hésitants. L’envie d’écrire pour ceux qui n’ont pas le temps de lire et qui soudain le trouvent. L’envie de faire l’effort d’aller vers les lecteurs : l’envie de donner envie.“

Voici ce qui a motivé Joël Dicker, écrivain suisse de langue française, à écrire ce roman.
Né à Genève en 1985, diplômé de droit, Joël Dicker est porté dès le plus jeune âge vers la musique et l'écriture. Fondateur de “La Gazette des Animaux” à l'âge de dix ans, il est désigné plus jeune rédacteur en chef par la Gazette de Genève.Son premier roman, “Les derniers jours de nos pères”, parait en 2012.
Puis pendant deux ans, l'auteur travail à l'affaire Querbert, qui obtient le prix Goncourt des Lycéens, ainsi que le Prix de l'Académie française.

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La vérité sur l'affaire Harry Querbert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

A lire sans modération!

Julie L.

Photos: DR