Leonardo DiCaprio, le Magnifique

Il est attendu aujourd’hui à Cannes pour la projection du très attendu Gatsby le magnifique, qui ouvrira ce 66e Festival de Cannes. Une première montée des marches glamour à souhait donc, avant celle de l’autre star masculine non moins attendue, Ryan Gosling. L’occasion de revenir sur le parcours et la vie privée du Magnifico DiCaprio.

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L'apprentissage de la liberté : de l'école à la « vraie vie »

(revu :15/05/2013)

Un enfant libre et passionné.

La naissance de Leonardo DiCaprio a toutes les caractéristiques d'un récit mythique : la légende raconte que ses parents ont décidé de l'appeler «Leonardo» alors qu'ils visitaient un musée italien.  L'enfant, encore dans le ventre de sa mère, aurait donné plusieurs coups de pieds comme celle-ci s'arrêtait devant une toile du grand maître de la Renaissance, Leonard de Vinci. Une existence placée sous le signe de l'art (ou sous le signe dollar, comme on voudra).

L'enfance de « Leo » ne ressemble pas à celle de tout le monde. Né le 11 novembre 1974 dans un quartier populaire d'Hollywood, à Los Angeles, d'un père dessinateur et éditeur de BD d'origine italienne et d'une mère secrétaire juridique d'origine germano-russe, tous deux hippies, le jeune DiCaprio n'aime guère l'école, et surtout pas les mathématiques. Ses camarades le surnomment Leonardo Ritardo (en retard), ou The Noodle, la « Nouille ». Mais sa vraie vie est ailleurs : sa mère, qui divorce de son père un an après sa naissance, lui permet de s'épanouir dans plusieurs activités artistiques. Car si Leonardo ne goûte guère aux études scolaires, il se passionne très tôt pour les arts, le théâtre et la comédie.

Des publicités à Rimbaud.

 

Leonardo passe des castings et commence à tourner dans des spots publicitaires. Il a quatorze ans.  Il se fait remarquer et parvient à participer à plusieurs séries TV dont « Quoi de neuf docteur ? » au début des années 90. Mais l'adolescent voit plus loin : ce qui l'intéresse, c'est le cinéma. Sa première apparition sur le grand écran, dans Critters 3, un film d'horreur, n'est pas un hasard. Même s'il regrettera d'avoir participé à ce long-métrage, Leonardo DiCaprio y démontre son goût pour les extrêmes, et la difficulté.

Après une apparition dans Blessures secrètes, dans lequel l'acteur joue aux côtés de Robert de Niro, c'est dans Gilbert Grape (1993), où il incarne un attardé mental aux côtés de Johnny Depp, que Leo commence sérieusement à faire parler de lui. Son rôle lui vaut une double nomination en 1994 en tant que Meilleur second rôle aux Golden Globe Awards et aux Oscars. Mais le jeune acteur, qui n'est pas prêt pour Hollywood, enchaîne les rôles dans des films indépendants : Totale Eclipse : Rimbaud Verlaine (1995), Basketball Diaries (1995)... Dans ces films « undergrounds », Leo excelle à camper des rôles de personnages torturés, marginaux, violents, déviants (un poète, un toxicomane...). Plusieurs autres films suivent, à travers lesquels l'acteur s'impose comme l'un des jeunes talents les plus prometteurs de sa génération. Sa "beauté", remarquée et commentée, ajoute encore à sa personnalité attachante.

 

Rome + Juliette : la consécration.

 

Les qualités d'acteur de Leo sont désormais reconnues. Le temps de la gloire est arrivé : les portes d'Hollywood s'ouvrent maintenant à lui. Son talent sort de l'ombre et éclate au grand-jour dans une adaptation très libre d'un chef-d'oeuvre de Shakespeare, Romeo + Juliette, réalisé par Baz Luhrmann, qui sort sur les écrans de cinéma en 1997. Il est prêt pour incarner le rôle qui va faire de lui une star planétaire : celui de Jack Dawson, dans Titanic.