Le retour du tricot: du bien-être plébiscité par les jeunes

Le tricot fait un retour en force : chez les jeunes en quête de réalisations personnalisées, chez les personnes actives hyper-stressées, voire les femmes plus mûres ayant « loupé le coche » d’un apprentissage à l’heure où il était trop connoté « mémé ». Aujourd’hui, il est prescrit comme remède « bien-être » tout en devenant un loisir totalement tendance !

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Place à la « tricothérapie », le nouveau remède anti-stress

Il y a quelques années encore, le tricot était lourdement connoté « mémé » : les curieuses se refusaient à le pratiquer, à cause de cette image peu avenante. Mais, aujourd’hui, il n'est jusqu'au médecin qui peut le conseiller avantageusement.

Aux Etats-Unis, le tricot est une activité que l’on conseille aux malades pour soulager différents maux : contre les lourds et douloureux traitements, l’hypertension, l’insomnie, les douleurs chroniques, mais également pour arrêter de fumer. Sa pratique nécessitant concentration, précision et calme, favorise la paix de l’esprit.

La « tricothérapie » s’apparente alors à un break salutaire, notamment pour les jeunes femmes très stressées. Comme en témoigne Catherine, 28 ans : « L’an dernier, j’ai cumulé surmenage au boulot et rupture amoureuse. Tout en m’écoutant lui raconter mes galères, ma meilleure amie tricotait. La regarder m’apaisait, ça m’a donné envie de m’y mettre… Une vraie révélation […] Dès que je prenais mes aiguilles, mon angoisse s’apaisait, c’est comme si je me berçais moi-même !  […] c’est mon antistress préféré. »

Hugues Danel, le directeur général de Phildar, la célèbre marque de laine, accentue le trait de façon ironique, en précisant « Aujourd'hui, soit on est stressé et on prend du Prozac, soit on se détend en tricotant. »