L'apipuncture : la thérapie par le venin d'abeille

On connait depuis des millénaires les vertus thérapeutiques des produits fabriqués ou récoltés par l’abeille - miel, propolis, gelée royale ou pollen -, mais saviez-vous que le venin de la belle est un puissant anti-inflammatoire, qu’il régule le système immunitaire et détoxifie l’organisme ? La pratique médicale n’est pas reconnue officiellement, mais ses résultats parlent d’eux-mêmes. Tour d’horizon d’une approche thérapeutique ancestrale.

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La Chine ancienne, Hippocrate, la goutte de Charlemagne

On trouve mention d’un usage médicinal du venin d’abeille dans des textes vieux de plus de 2000 ans, en Chine notamment. Les anciens égyptiens l’évoquent dans leurs écrits médicaux. L’un des plus grands médecins de l’Antiquité, Hippocrate (460-370 av. J.-C.), y avait recourt pour soigner l’arthrite et d’autres maladies rhumatismales. Charlemagne, dit-on, se servait du venin d’abeilles pour soigner ses crises de goutte. Plus près de nous, l’Américain Charles Mraz a pratiqué l’apithérapie par le venin durant six décennies, et a transmis son expérience et son savoir un peu partout dans le monde. De nos jours, en Asie (Chine, Corée, Japon), dans une dizaine de pays d’Europe et en Amérique du Nord, on compterait plus de 10 000 apithérapeutes utilisant le venin d’abeilles, généralement par injection.