La “ronron” thérapie

Deux petites oreilles pointues, une queue qui ondule en une chorégraphie délicate, un pelage soyeux... Présent dans près de 11 millions de foyers français, le chat a démontré ses capacités de thérapeute. Anti-stress, son attitude posée et ses ronronnements réguliers sont des sources d'apaisement qui vont jusqu'aux vertus anti-dépressives. Petit tour d'horizon de la « ronron-thérapie ».

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Une question de fréquence

Entendre un chat ronronner est à la fois agréable et apaisant. Les chats ronronnent quand ils sont heureux et calmes, mais aussi parfois lorsqu’ils ont peur ou qu’ils sont malades. Ils savent ronronner dès le début de leur existence et communiquent ainsi avec leur mère.
Soumis à l'écoute prolongée d'enregistrement de ronronnement félin, les “cobayes” d'une étude se sont déclarés apaisés, relaxés. D'un point de vue purement scientifique, le ronronnement du chat se place sur des fréquences sonores plutôt basses, situées entre vingt-cinq et cinquante hertz. Ces mêmes fréquences sont communément utilisées par les kinésithérapeutes ou encore par les orthopédistes pour, entre autres, accélérer la cicatrisation. On sait également qu'en musique, ces basses fréquences sont sources d'émotions intenses, car elles agissent sur le lobe frontal, et la partie du cerveau liée aux émotions et aux souvenirs. Stimulée, cette partie du cerveau sécrète alors de la sérotonine, connue aussi sous le petit nom d' “hormone du bonheur”.

Un compagnon de douleur

Qui cohabite avec un chat ne pourra que témoigner d'attitudes récurrentes chez ce petit quadripède de compagnie : en cas de maladie, le chat se transforme souvent en infirmière sur pattes, qui vient de blottir contre vous, et plus précisément - et de façon surprenante - , sur l'endroit de la douleur.
Il peut en être de même avec les souffrances psychologiques : en cas de déprime ou de modification de l'humeur, il est fréquent que le chat démontre des signes d'inquiétude et se glisse sur la chaise ou le canapé ou l'on se trouve, se mette en contact avec le corps et commence à ronronner.
Plusieurs chercheurs américains ont, après études poussées, démontré que le chat et son ronron agissait comme une sorte d'éponge émotionnelle, et nous “libérait” les énergies négatives et dépressives, d'où un sentiment de bien-être et de relâchement.
Rassurante, enfin, la présence du chat, qui se meut élégamment dans les pièces de la maison, est une source de repères et peut faire office de “peluche” ambulante, tiède et active, qui procure une sensation de proximité et d'affection inconditionnelle.