Eva Besnyö, photographe sensible

Le Jeu de Paume organise une rétrospective de l’œuvre d’Eva Besnyö jusqu’au 23 septembre. Plus que quelques jours, donc, pour découvrir cette artiste étonnante. Ne manquez pas l'occasion !

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Un angle différent

   Elle a côtoyé les plus grands photographes, comme Robert Capa, et traversé l’Europe pendant les heures noires du vingtième siècle. Eva Besnyö fait partie de ces artistes pour qui la photographie a été un moyen d’émancipation et de témoignage. Ses clichés témoignent d'un parcours riche et divers. De la Nouvelle Vision, elle adopte la recherche des angles différents, la répétition, la fragmentation. Elle y ajoute un regard documentaire et politique. Sa photo d’un petit gitan portant un violoncelle sur son dos a fait le tour du monde. Elle capte les ombres et les silhouettes autant que les visages, multiplie les plongées ou les contre-plongées pour perdre notre regard et nous forcer à nous poser les bonnes questions. Les ombres d’un feuillage sur le corps nu d’une femme y compose un motif de camouflage. L’architecture tient également une place importante dans le travail de l'artiste. Les motifs se répètent et changent le sujet originel. La poésie n’est jamais bien loin de ses portraits et paysages.

Photo:

Sans titre, 1931, (Garçon au violoncelle, Balaton, Hongrie). Eva Besnyö. Épreuve gélatino-argentique, 29,4 x 24,3 cm. Rijksmuseum, Amsterdam.© Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam. DR