Et Domergue créa... la Parisienne

Mais qui est la Parisienne ? Que révèle-t-elle par ses tenues, les lieux qu'elle fréquente ? Tour à tour aguicheuse et distinguée, fragile et indépendante, à la fois rétro et résolument moderne, découvrez-la dans tous ses états, sous le pinceau de Jean-Gabriel Domergue, au Musée du Montparnasse jusqu’au 16 septembre.

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Les femmes ne trouvent leur portrait ressemblant que lorsqu’il ressemble à ce qu’elles voudraient être.”

J.-G. Domergue

“Je suis l’inventeur de la pin-up”
Voilà cinquante ans disparaissait le peintre cannois Jean-Gabriel Domergue (1889-1962). Est-ce parce qu'il fut le portraitiste des célébrités de son temps, un "historien de la femme moderne" que le Musée du Montparnasse le consacre par le titre : "Et Domergue créa...la Parisienne" ?  Ou bien encore parce qu'il décernait un "brevet" de Parisienne à ses modèles et disait de lui-même : "Je suis l'inventeur de la pin-up" ? Domergue captura sous son trait unique des femmes telles que Liane Pougy, danseuse et courtisane bisexuelle de la Belle-Époque qui finira sa vie comme novice dans un couvent dominicain, Lucienne Boyer, l'interprète de la célèbre chanson Parlez-moi d'amour (Redites-moi des choses tendres), la belle actrice Annabella révélée par Abel Gance à l'âge de seize ans, et qui fut le premier rôle féminin de Marcel Carné dans Hôtel du Nord, Andrée Spinelly, autre actrice célèbre de l’époque, ou encore Joséphine Baker, et plus tard BB. Domergue les portraitura avec une virtuosité “à la fois classique et fantaisiste”, lui qui déclarait : «La peinture, soi-disant moderne, est ainsi appelée parce qu’elle ne pourra jamais devenir ancienne».
 

Jean-Gabriel Domergue, Joséphine Baker, 1940 © adagp, Paris 2012