Mon jardin zen : créer un jardin japonais

Issus des plus anciennes traditions nippones, ils sont l’écrin intemporel d’innombrables temples bouddhistes, et d'autant de propriétés privées au cœur de la jungle urbaine tokyoïte, et de par le monde. De véritables havres de paix où il fait bon éprouver sa relation au monde et à l’instant présent. Tour d’horizon d’une zénitude éternellement «tendance».

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Le jardin japonais: définition

Des jardins japonais, le jardin zen (ou « jardin sec »), composé essentiellement de mousses, de rochers et de graviers, est le plus connu. Néanmoins, il faut savoir que les jardins japonais ont 5 déclinaisons différentes, offrant chacun une ambiance bien distincte : la cour intérieure (Tsubo-niwa), le jardin de thé(Chaniwa), le jardin emprunté (Shakkei), le jardin promenade (Kaiyushiki) et enfin le jardin zen (Karesansui). Votre choix de jardin devra bien entendu tenir compte d’un certain nombre de paramètres, au premier rang desquels – outre votre préférence esthétique - la surface à aménager, l’environnement naturel et l’exposition. Dans le cas d’un très grand jardin, il est tout à fait possible d’imaginer créer différents jardins en les associant sur une même étendue.

 

Zen, « emprunté », jardin de thé…

Peut-être parce que sa construction est réalisable sur tous types de terrain, à condition qu’il soit plat, le jardin zen ou « sec » est le type de jardin japonais que l’on rencontre le plus fréquemment dans les pays occidentaux. Élément le plus caractéristique sans doute, la présence d’un trio de pierres rocheuses symbolique. Deux pierres hautes – l’une plus élevée que l’autre –, placées à la verticale, et une troisième plate, installée horizontalement. Autre caractéristique de ce type de jardin japonais : les plantes n’y sont pas très présentes, remplacées par la mousse qui tapisse les pierres ou s’étale à leur pied. Enfin, du sable de couleur blanche ou gris-blanc constitue le dernier indispensable.

Dans la création d’un jardin « emprunté », l’accent est mis sur le décor de fond, censé figurer une prolongation naturelle du jardin. Un fond de paysage montagneux est idéal. Lanternes, points d’eau, passerelles et pierres seront ensuite utilisés pour l’agrémenter. Tout comme le jardin zen, le jardin de thé convient à toutes sortes de terrain. Sa particularité ? Des sentiers faits de pierres arrangées de manière à ne pas autoriser de longs arrêts. Ce jardin japonais invite donc à la marche et à la contemplation mouvante. Arbres et plantes peuvent y trouver leur place. 

Vous disposez de peu de mètres carrés ? La « cour intérieure » est faite pour vous puisqu’elle peut être aménagée même sur un balcon. Trois mètres carrés suffisent. Donnant le ton au jardin, les pierres et les lanternes japonaises de petite taille y sont présentes, mais aussi des camélias, des fougères ou des bambous nains.

Le jardin promenade, quant à lui, requiert un espace conséquent, dans lequel on installera ou arrangera un élément central qui est le point d’eau : ruisseau, lac ou bassin. Lanternes et passerelles contribueront à la mise en scène et au tracé des voies de promenade.