Keira Knightley, portrait d'une actrice "paradoxale"

L'actrice Keira Knightley est à l'affiche de la nouvelle adaptation cinématographique du roman de Tolstoï, Anna Karenine. Retour sur l'ascension fulgurante d'une comédienne "sérieuse".

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Keira Knightley dans la peau d'Anna Karenine

Pour beaucoup, Keira Knightley est le paradoxe personnifié. Son prénom est synonyme d’«obscurité » ou de «noirceur» en gaélique, et pourtant il est peu d’actrices aussi lumineuses qu’elle. Elle confesse à qui veut l’entendre être un véritable garçon manqué, et s’est même vue affublée du qualificatif peu flatteur de « fille la plus débraillée de Grande-Bretagne » par un magazine people, ce qui ne l’a pas empêchée de devenir en 2006 l’égérie de la maison Chanel.  Jude Law lui-même, son partenaire à l’écran dans la nouvelle adaptation du roman de Tolstoï qui sort aujourd’hui, Anna Karenine, confiait récemment dans une interview : « Keira est un parfait paradoxe. D’un côté, elle est jeune, belle, pleine d’énergie ; de l’autre, c’est une professionnelle incroyablement expérimentée et sûre d’elle-même. » Et on pourrait multiplier ainsi les exemples…
Bref, le fait est que revoilà pour la énième fois notre actrice en costumes d’époque – franchement, on est bien peu à regretter son attirail de footballeuse de Joue-la comme Bekham !-, son bel accent cockney au service de la dramaturgie russe la plus classique. Alors, Anna Karenine ? Bon, en deux mots, pour celles qui n’auraient qu’une vague idée de la chose littéraire tolstoïenne et de l’un de ses chefs-d’œuvre absolus, c’est l’histoire de l’amour impossible d’une jeune femme mariée à un haut fonctionnaire de l’administration impériale russe (on est à la fin du XIX e siècle) avec un bel officier de cavalerie, le comte Vronski.
Ce n’est pas la première fois, loin s’en faut – Garbo, où es-tu ? - que ce roman est transposé au cinéma. La dernière adaptation, elle, remonte à 1997, avec Sophie Marceau dans le rôle d’Anna, et le réalisateur Bernard Rose derrière les caméras. Aux commandes cette fois, Joe Wright (Orgueil et préjugés, Le Soliste) qui a tenu à prévenir : « Je ne voulais pas faire un autre drame d’époque de facture classique ». La presse salue déjà, sous la plume d’Olivier Corriez par exemple, « un grand spectacle à la fois ébouriffant et maniériste, romanesque et aérien, énergique et souvent majestueux. »
VoilĂ  qui donne envie, non ?
Mais revenons à notre jeune et jolie Keira, en rejoignant la case départ d’une biographie marquée très tôt du sceau de l’art cinématographique.