Le tai-chi-chuan: les bonnes raisons d'essayer

Qui n'a pas dĂ©jĂ  aperçu dans un parc ou ailleurs une ou plusieurs personnes se mouvant dans une lenteur contrĂŽlĂ©e, semblant mimer un sport de combat au ralenti? Il s'agit d'adeptes du tai-chi-chuan, technique de combat chinoise ancestrale, qui invite aussi au contrĂŽle de soi et Ă  la relaxation. Alors, prĂȘts pour un petit combat?

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L'Ă©quilibre comme objectif premier

Le tai-chi-chuan trouve ses racines en Chine et constitue une discipline complĂšte qui conjugue plusieurs aspects : art martial, Ă©quilibre physique, et santĂ©. Art martial “interne”, d'inspiration taoĂŻste, il est souvent apprĂ©ciĂ© pour son effet bĂ©nĂ©fique sur le corps et la santĂ©. Il est dit interne car il repose sur l'Ă©nergie d'un des centres du qi, c'est-Ă -dire le souffle intĂ©rieur.

L'idĂ©e du tai-chi-chuan en tant qu'art martial est d'obtenir le relĂąchement total du corps, alliĂ© Ă  une connexion intense entre tous les membres. De ce fait, la puissance qui sera reçue dans un coup, par exemple, ne fera que "traverser" le corps, qui retournera le coup avec la mĂȘme intensitĂ©. 

Le tai-chi-chuan fait partie du Qi gong. Il repose sur le souffle et non sur la force musculaire. C'est pourquoi tout adepte du tai-chi-chuan commencera son apprentissage par un travail sur le souffle vital, basé au niveau de l'abdomen.

Mélange de philosophie, de technique physique et de respiration méditative, le tai-chi-chuan interpelle par le calme qui se dégage de la chorégraphie des mouvements. Souvent appelé "méditation en mouvement, le tai-chi-chuan est aujourd'hui de plus en plus populaire dans le monde occidental, comme une ressource supplémentaire pour trouver une forme de calme intérieur, loin de la vitesse de nos sociétés.

 

Photo : "Tai chi chuan" © luxpainter - Fotolia.com