La slow attitude, ou le retour aux sources

Le mouvement Slow - initié depuis quelques années déjà – consiste à donner du temps au temps. Un concept-mère qui a su faire des petits au fil des ans. A l’image de la Slow Food ou encore de la Slow Wear…

Les origines.

Le mouvement Slow n’est pas nouveau – puisque ses origines le situent en Italie en 1986. A l’époque, Carlo Petrini s’était insurgé contre l’ouverture d’un Mac Donald à Rome, sur la Piazza di Spagna. Une protestation telle qu’elle a conduit à la création du Slow Food. Une branche rejointe, à ce jour, par d’autres sous-mouvements comme le Slow Design, le Slow Living, le Slow Travel et plus récemment le label Slowear.

Le but.

Trois décennies marquées par la croissance exponentielle de groupes visant activement à la décélération. A un retour à la seule horloge valable : l’horloge biologique. A un retour aux sources et à nos besoins physiologiques.

Les principaux courants.

Le premier, la Slow Food – qui s’oppose directement au fast-food - pousse les personnes à manger « bon, propre et juste » en privilégiant les produits locaux, les produits de saison et les produits bio.

La Slow City, créée en 1999 en Italie, compte dans son réseau aujourd’hui plus de 150 villes dans 25 pays. Des villes ayant adopté les 70 recommandations et obligations de son manifeste, prônant les espaces verts, la propreté, le développement de commerces de proximité, la limitation de la voiture, etc. En France, il existe 8 villes dotées du label Cittaslow.

La Slow Attitude invite, elle, à débrancher quelques minutes, quelques heures pour nous permettre de nous recentrer sur l’essentiel. Eteindre son téléphone ou son ordinateur ou simplement, s’octroyer le droit de faire une sieste. Dont les bienfaits ne sont pourtant plus à démontrer…

Le Slow Design souligne l’importance de repenser l’art de décorer – en privilégiant impérativement la notion de bien-être tout en respectant la nature. L’idée étant de ralentir le rythme de la consommation et de s’arrêter un instant pour réfléchir à notre manière de consommer et de lutter contre les productions globales.

Le Slow Travel – ou le Slow Tourisme – souhaite que l’on voyage différemment en savourant le temps de la découverte et des paysages, tout en empruntant des moyens de transport les moins polluants possibles. Pousse-pousse, vélo, voire train, bus, covoiturage, etc.

Le dernier né.

Le mouvement Slow vient de faire pousser une nouvelle branche : le label Slowear qui souhaite contrer les effets de cette mode qui va – définitivement – trop vite. L’idée étant de créer des lignes plus intemporelles, présentant des vêtements spécifiquement conçus pour traverser les saisons et les années, sans pour autant apparaître « ringards » ou « démodés ».

Et vous, êtes vous adepte du mouvement Slow ? Parvenez-vous à suivre quelques uns de ses préceptes – que ce soit à travers votre comportement général, votre manière de voyager ou de vous vêtir ?

LPW

Photo : © goodluz - Fotolia.com